3 - Le Droit de la Sécurité- Faire reconnaître que les métiers de la sécurité publique devrait superviser et prédominer sur tous les autres domaines administratifs pour garantir le bien des citoyens et l’absence de corruption, que ce soit dans le domaine politique, financier, de la famille, du travail ou tout autre domaine. En effet, il s’avère que seule la sécurité peut offrir une garantie dans l’accomplissement des activités quotidiennes.
D’après l’article 16 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 sur laquelle s’appuie notre constitution démocratique, « toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution ». Ce qui revient à dire que si nous n’organisons pas rapidement les moyens de garantir ces droits, nous pouvons nous exposer à une dissolution pure et simple de notre Constitution, et donc du pouvoir républicain.
- Il faudrait créer un Observatoire de la Sécurité Publique qui déciderait des orientations sociales pour garantir l’application des droits, et qui saurait anticiper les besoins en appliquant le principe de Montesquieu qui considère que « Une injustice faite à un seul est une menace faite à tous ». Les membres de cet Observatoire devraient être sélectionnés pour leur bon sens et recueillir les avis des citoyens (par exemple par une urne ou une messagerie électronique). Les décisions sociales ne devraient pas dépendre d’une majorité de votes mais plutôt de la sagesse, car il se peut que la majorité se trompe et ne soit que la prédominance de familles ayant fait plus d’enfants que d’autres. Or, le quantitatif ne peut pas remplacer le qualitatif.
- Supprimer la politique pour la remplacer par une représentation administrative des besoins de la population sous la forme d’une coopérative où tout le monde aurait sa voix. Il pourrait y avoir un représentant ou un guide pour chaque quartier mais rémunéré comme un employé administratif classique.
- En vertu de sa prédominance, la sécurité publique ne devrait pas être soumise à des délais d’attente mais devrait relever des services d’urgence et de proximité. Il ne devrait exister qu’un seul et même numéro d’urgence, qui dispatcherait les appels aux différents services concernés, afin de simplifier les démarches des usagers. Les grèves de transport devraient être interdites, le transport public devant être rattaché à la sécurité publique. De même, interdire que les vacances juridiques et médicales aient lieu aux mêmes périodes, un roulement permanent devant être prévu.
Comment organiser une sécurité générale qui soit fiable ?
- Sur le plan familial : tout d’abord par un système de surveillance publique qui surveillerait globalement les habitations mais d’une manière pas trop intimiste, l’intimité étant trop subjective : par exemple, par une machine qui ne montrerait à des gardiens que les formes des habitants et un descriptif informatisé de leurs gestes avec une retransmission robotisée de leurs paroles, mais de manière à ne relever que les anomalies de leur quotidien (exemple : détention illégale d’armes, séquestrations, agressions et oppressions de toutes sortes, etc…), pas pour juger la légitimité de leur intimité. La surveillance des lieux d’intimité pourrait se limiter à l’écoute sonore.
L’usager dont l’habitation pourrait être surveillée devrait avoir le droit de définir ses préférences en matière de surveillance et de posséder des renseignements sur les gardiens, le but de cette surveillance étant avant toute chose de veiller à sa sécurité, donc d’être à son service. En aucun cas, la surveillance ne devrait se transformer en un jeu d’épreuves destiné à évaluer l’usager à son insu et de manière arbitraire.
Cependant, pour renforcer l’objectivité de cette surveillance, il faudrait aussi permettre un type de surveillance sans consentement qui serait partiel en se limitant à l’écoute et à la visualisation de silhouettes imprécises pour détecter des actes de violence ou de fraudes, et à la détection de produits ou d’armes répréhensibles, en informant le public de cette éventualité par mesure dissuasive et par moralité.
L’objectivité des gardiens qui effectueraient cette surveillance devrait être contrôlée par l’observatoire compétent qui serait à l’origine des lois pour s’assurer qu’ils respectent bien l’esprit de ces lois et aussi pour réformer rapidement les lois en fonction des besoins constatés sur place. Sans doute cette objectivité serait meilleure si le gardien avait des points communs avec les usagers plutôt qu’une culture très différente.
Il faudrait que les intentions malveillantes soient prises au sérieux en tant que risques pour donner lieu à une action préventive au lieu d’agir tardivement après les faits.
De plus, les habitants devraient pouvoir disposer de leur propre surveillance privée : il suffirait de moderniser la technologie dans ce domaine pour que l’usager puisse détenir un appareil mobile l’informant de ce qui se passe à l’intérieur et autour de son habitation, et qu’il ait les moyens de s’opposer à une agression en la neutralisant au lieu de tuer. De plus, il serait nécessaire que les habitants disposent d’un terrain encadrant sans vis-à-vis leur maison.
Ce service de surveillance devrait aider les familles éclatées à rester en contact sans toutefois divulguer à leur insu leurs données privées.
- Sur le plan professionnel : par un système de surveillance déjà énoncé au chapitre 2 sur le Droit du Travail : par des gardiens qui auraient connaissance des tâches à accomplir et qui veilleraient simplement à ce que le travail soit fait, sans les dérives hiérarchiques qu’on connaît (persécutions, ségrégations, espionnage privé, etc…).
- Sur le plan territorial et administratif : par une surveillance vidéo en ville, comme celle déjà installée à Levallois-Perret, contre tous types d’anomalies (dysfonctionnements administratifs et corruption) et d’agressions (enlèvement, séquestration, crime, vol), nuisances sonores, sectes, détériorations (incendies ou sinistres), insolations et brûlures dues à la négligence parentale, noyades, etc… Il faudrait aussi prévoir une vidéosurveillance dans les forêts pour sécuriser les promenades.
Contre l’usurpation d’identité, il faudrait trouver un moyen simple et rapide de reconnaître les personnes par leur ADN lors de leur présence en temps réel sur un lieu, et non plus seulement par leur carte d’identité, signature, empreintes, images et parcours Internet, étant donné les montages et les canulars qui existent.
- Maintenir les services de l’armée pour protéger les frontières et l’ordre public mais pas spécifiquement pour servir les pouvoirs politiques dont les discordes peuvent aboutir à des conflits armés.
- De même que l’agression envers autrui est reconnue comme étant un délit, il faudrait reconnaître comme étant délictuelle l’agression envers soi-même, afin de contrer les individus qui incitent d’autres personnes à la régression ou à l’autodestruction pour éviter d’être accusés à leur place, ce qui est une forme d’agression indirecte. C’est le cas, par exemple, de la prostitution : quand des personnes se retrouvent démunies à la suite des malveillances de leur entourage et qu’elles tentent d’y remédier en vivant provisoirement une double vie qui semble le seul recours, ou toute autre forme de viol qui s’exercerait avec un consentement ayant été soutiré par la pression sociale. Toute objétisation des individus, englobant la maltraitance du mental et du corps en général (comme le fait d’inciter à l’anorexie, convaincre l’autre qu’il est inférieur par l'oppression et l'humiliation, rendre esclave, etc…), devrait être reconnue comme un crime contre l’humanité. Il faudrait aussi tenir compte de l’interprétation de la victime et ne pas confondre la rétractation d’une femme simplement insatisfaite de la sexualité avec une vraie plainte de victime.
- Faire reconnaître que la jalousie et le fait de prêter de fausses intentions à des personnes (par exemple des dispositions sexuelles) relèvent d’une forme d’agression d’origine paranoïaque. Distinguer la jalousie malveillante qui est reliée à la diffamation et au complot, donc qui peut être criminelle, de la simple enviosité qui, elle, est dépourvue d’incidence en restant un sentiment intérieur destiné à s’évaluer par rapport aux autres et à rechercher une amélioration.
- Autoriser le droit à l’euthanasie en considérant qu’il relève de la sécurité publique non seulement par ce qu’il permet une mort dans la dignité (absence d’agonie) mais aussi parce qu’il permet d’éviter les suicides dangereux pour l’entourage (explosions, incendies, perturbation des trains, etc…).
- La sécurité dans les prisons : au lieu de maintenir en lieu clos des individus, il serait pratique de les mettre en village surveillés, avec des activités d’intérêt général dont la rentabilité servirait à empêcher ou à indemniser des problèmes sociaux. Faire reconnaître que le vol à but alimentaire dans des magasins peut relever de la légitime défense. Essayer de voir si l’hypnose, l’amnésie ou une forme de castration chimique pourraient être un remède aux désordres psychologiques.
- Distinguer l’expression « sécurité sociale » des remboursements de frais de santé de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) afin de redonner son vrai sens à la sécurité sociale.
- Tester une ville prototype fonctionnant d’après les règles ci-dessus énoncées.